Qu’ai je appris grâce à cette course ?
L’expression 50% mental / 50% physique sur ce type d’épreuve n’est pas un mythe.
Concernant le physique, l’entrainement est primordial. Pour un 100 miles, si on veut « bien faire », je pense qu’il est important :
- De prévoir une période d’entrainement notable. Un plan d’entrainement sur 3 mois / 10-12 semaines me semble juste.
- De faire une course à « mi-chemin » dans la préparation, mais aussi en termes de distance (80 kms / 50 miles).
- D’ajouter un autre sport dans le plan. La natation m’a permis de travailler le haut du corps, qui n’est pas a négliger sur un tel effort (le camelbak plein pèse entre 5 et 7 kilos !)
- D’identifier des périodes de régénération dans le plan. X mois d’entrainement sans « repos » = gare à la fracture de fatigue !
- D’adapter son type d’entrainement versus la durée prévue. Jusqu’à 3h, on peut envisager un entrainement full course à pied. Au-delà, il faut basculer sur de la rando course.
- De marcher ! C’est volontairement redondant avec le point précédent, mais j’insiste. Et même si sur un entrainement, pour X raisons vous avez envie de lever le pied, marchez ! Ça ne sera pas du temps / de la distance de perdue, en aucun cas.
Concernant le mental :
- Le plus important, c’est de se mettre « dans sa bulle », se concentrer. Personne ne fera la course à votre place. Attention, se mettre dans sa bulle ne veut pas dire être égoïste ! Il faut juste faire votre course, et vous occuper de personne. Un concurrent vous dépasse. Et alors ?
- Cette concentration est d’autant plus nécessaire pour rester lucide tout le temps, du début jusqu’à la fin. En effet, votre tête devra gérer :
- La nutrition de votre corps
- Vos mouvements, et notamment chacun de vos pas. Gare aux racines et pierres du GR …
- La nuit ! entre le manque de luminosité, et le manque de sommeil découlant d’une nuit blanche. L’adrénaline peut faire beaucoup de chose, mais ne fera pas tout !
- Toute alerte nécessitant un « traitement » particulier (baisse de régime, etc …)
Outre ces points, et par mon propre retour d’expérience, je conseillerais, en complément :
- D’être suivi par un praticien, idéalement un ostéopathe. « Ingurgiter » une telle dose d’entrainement peut amener des petits bobos qui, s’ils ne sont pas suivis, peuvent entrainer une désillusion le jour J.
- De tout tester : ça va de soit pour la nutrition, mais ne pas négliger le reste. Les vêtements, les chaussures, le camelbak
- De ne pas hésiter, en cas d’usage d’une boisson isotonique, a sous doser par rapport à la préconisation du fabricant.
- D’acheter des paires de chaussures neuves, pour faire en sorte qu’elle ait max 50 kms le jour J.
- En complément du précédent point, je recommande une paire de trail pour la première partie de course, et une paire de running pour la seconde partie de course.