Nous voilà au bout du premier « morceau ». Chrono arrêté. 80 kms en 10h, soit une arrivée sur site à 4h07. Sur le coup, je suis presque « déçu » de cette pause prolongée, car les sensations sont clairement là, et je sais qu’en repartant, ça ne sera pas le même « délire » … Au point ou après avoir enfilé le poncho, on m’appelle, ça vient derrière … J’ai oublié de mettre mon gilet de sauvetage !
Une fois équipé, je monte sur le bateau pneumatique sans attendre, organisation au poil ! On est une dizaine sur le bateau, je suis positionné sur l’arrière, à gauche du pilote. Quand je vois par la suite le vent que prenne les autres plus sur le devant, je me dis que je suis pas mal du tout.
Le moment de magie de la course : 15 minutes en mer, en pleine nuit, par un temps parfait, le ciel étoilé. Tout le monde a éteint sa frontale, je comprends et fait le même geste qu’au bout de quelques minutes, con je suis … C’est juste SUPERBE, le mot est faible ! Outre la vue, l’ouïe est stimulée par le mouvement du bateau sur l’eau. L’odorat l’est dans une moindre mesure avec la mer.
On arrive progressivement au débarcadère de Port-Navalo. Je débarque le premier du bateau, un des 2 bénévoles m’accompagne pour poser le pied … Je comprends au bout de 1-2 secondes pourquoi. Ça tangue ! Heureusement, cela ne dure que quelques secondes, l’esprit reprend naturellement le contrôle.
J’ai hésité à prendre un mini sandwich avant d’embarquer pour le manger pendant le bateau (oui idée stupide après réflexion). Du coup, je laisse passer les autres coureurs le temps de récupérer ce dont j’ai besoin, le pointage est en haut du débarcadère. Je repars tranquillement, comme après Crac’h, 5 minutes en marchant, le temps de manger mon encas.
Je repars pour les 5 kms qui me reste jusqu’au complexe sportif d’Arzon. <pub on> Je passe devant la Résidence Brise de Mer, que je conseille à tous si vous cherchez un logement propre, fonctionnel, et avec un très bon rapport qualité prix <pub off>. Après ces qq kms ou j’alterne course et marche (on ne repart pas comme ça après 15 minutes de non activité), j’arrive au complexe, pour la plus longue « pause » de mon périple. Next !