J’arrive au Hézo après environ 135 km vers 12h30. Première observation : il commence à faire « chaud » ! Même si la température reste clairement correcte, le soleil n’est pas moins franc, et le vent, agréable sur le coup, ne fait qu’assécher la peau.
2e observation : je viens de passer ma plus longue distance ever. Donc partant de là, c’est un vrai saut dans l’inconnu. Cependant, je reste confiant, car j’ai bouclé la même distance en un peu moins de 18h, soit 6h de moins que sur le 24h de Plérin !
Ravitaillement grignotage, carrés de chocolat, tuc, et on remplit de nouveau le camelbak. J’en profite pour la première fois pour tremper ma casquette. A noter qu’après coup, c’est précisément à cet endroit que j’ai mon moment de gloire, puisque je suis sur les vidéos de l’UM (celle de la course, et la globale). Autant vous dire que je les enregistrés !
Je prends 10 à 15 minutes pour ce ravitaillement, ce qui est plutôt « long » en comparaison des autres ravitaillements. Je pense qu’après coup c’est d’une part en raison de la petite chaleur montante, mais aussi psychologiquement, car je savais que je venais de franchir une étape, et que sans me déconcentrer, je pouvais peut-être « profiter » un peu plus.
A partir de ce ravitaillement, je perds environ 1 kmh de moyenne, mais clairement rien de déconnant. Je continue de gérer mon rythme, sans m’enflammer, tout en gardant un œil sur mon cardio, pour ne pas exploser en plein vol, car à ce stade, il reste tout de même un petit marathon …
Les kms passent, un peu plus lentement certes, mais l’alternance course / marche tiens. On arrive vers Séné, notamment vers le 145e, lorsque qu’on arrive sur la départementale qui arrive directement à Vannes. Ayant immédiatement visualisé le secteur, là je me dis « ça commence à sentir bon », car à ce stade, je n’avais rien de problématique.
On arrive vers le 150e à la salle Cousteau de Séné. Next !