Comme évoqué sur une précédente page, cela fait un peu plus de 2 ans que j’ai connaissance de cette nouvelle course. Malheureusement, le COVID est passé par la, les éditions 2020 et 2021 ont été annulées.
J’arrive le jour J pas trop mal, en ayant récupéré de la grippe intestinale de la semaine précédente.
Mon objectif optimiste est sur une base de 8 kmh, pessimiste sur une base de 7 kmh.
Départ le 3 avril à Laillé à 5h. On est 147 partants à partir de nuit par -1°, probablement moins en ressenti. Ça pique, mais je préfère le froid au chaud.
Niveau nutrition, je pars avec des pom potes, des mini sandwich daunat et des moelleux grany. Niveau hydratation, j’utilise 1 sachet d’hydrenergy pour l’intégralité de ma poche à eau, soit 2L.
Premier ravito à Bourg-des-Comptes au bout de 2h, RAS, je prends quelque chose à grignoter, et je repars aussitôt. 2e ravito à Pléchatel, au 27e, en un peu moins de 3h de course. Les jambes sont correctes, mais je sens un truc qui cloche dans les boyaux. Peu de temps après ce ravito, le truc qui ne m’est jamais arrivé : j’ai tellement les mains gelées que je galère comme c’est pas permis pour remettre les 3 clips de mon camelbak, genre plusieurs minutes !
Au 3e ravito de St-Malo-du-Phily (35e), je m’arrête quelques minutes, le temps de manger, mais outre les boyaux qui sont toujours-là, je sens que j’ai moins d’appétit. Le ravito est en face de la salle polyvalente, l’espace d’un instant, je me demande si je ne devrais pas aller passer par la case WC. Je passe mon tour. Erreur !
Au 4e ravito de St Senoux (42-43e), « RAS ». Je me tâte à m’arrêter pour remplir de nouveau la poche a eau, mais je décide de continuer jusqu’au ravito de Bourg-des-Comptes.
A Bourg-des-Comptes (48-49e), je reste un peu plus longtemps, d’une part pour changer là-haut, d’autre part pour remplir ma poche à eau. Les jambes commencent à décliner doucement, mais c’est plus les boyaux qui m’embêtent.
A partir de ce ravito, ça devient compliquer. Je marche plus souvent et cours moins longtemps pour compenser, en attendant le prochain ravito de la Halte SNCF de Laillé (57e). Arrivé à ce ravito, j’essaye de manger, mais c’est très compliqué. En repartant, je me dis que je dois « évacuer », cela ne pourra me faire que du bien. Ce que je fais en pleine nature 1 km après ! Ça soulage. Ça ne me remet pas d’équerre immédiatement, car je pense que mes boyaux ont « siphonnés » mes jambes, et que je dois attendre un peu avant que ça revienne.
J’arrive au ravito de la base de Canoë de Pont-Réan (64e), ce n’est pas encore ça, mais ça va déjà mieux. La nutrition se passe mieux. Et avec mon gobelet, je bois un verre de menthe à l’eau. Roh que c’est bon ! Je repars et ça se passe de mieux en mieux. Ce qui m’aide aussi, c’est qu’on revient au 66-67e sur le parcours du Trail de Pancé pendant quelques kms, déjà emprunté en juillet 2021.
A partir du 70e, après le ravitaillement de La Bouchetiere, j’enquille les kms plutôt bien, il me reste 10 kms, je suis plutôt serein, et vers le 75e, je vois un panneau du style « arrivée dans 5 km ». Là je me suis dit c’est mort, il n’y a pas moyen qu’on me dépasse 🙂 !
Quelques centaines de mètres avant l’arrivée, ma femme et ma fille, mes plus fidèles supportrices, sont là. C’est la fête !
J’arrive en 10h06’30, je passe le 80e km en 9h57, objectif optimiste > check 🙂 !
Que dire de cette course :
- Pour une première édition, plutôt bien organisé, pas grand-chose à dire. Pas beaucoup de participants, mais pour les premières éditions, c’est souvent le cas.
- Le parcours est sympa. Il y a des points de vue superbe à proximité de la Vilaine, franchement top.
- La météo, même si elle était fraiche, était plutôt bonne.
- Le cadeau « Bonux » : J’ai chopé le Covid le jour de la course !
A refaire sans hésiter.
Qu’ai-je appris :
- Côté digestif, je soupçonne les moelleux grany, et dans une moindre mesure la boisson isotonique hydrenergy, malgré un dosage plus faible que recommandé. A revoir.
- Côté matériel, globalement, RAS.
- Côté rythme de course, pas grand-chose à dire. Le rythme était le bon, ni trop vite, ni trop lent.